Personnages connus

Joannès Arquillière



Chanteur lyrique, il est né à Haute Rivoire le 27 septembre 1853, où il restera jusqu'à l'âge de 16 ans. Puis il y reviendra en 1885 jusqu'à la fin de sa vie. Jaonnès, dit le Grand Arquillière, est le fils d'un cordonnier, sa voie semblait donc tracée. Mais la musique changea sa destinée. Il cherchera la musique, l'art et le théâtre partout dans le monde. A 16 ans il quitte Haute Rivoire pour apprendre sa passion à Lyon. Il a une voix de ténor. En même temps, il commence à avoir des petits rôles dans le théâtre lyonnais. Mais quand il ne travaille pas, il redevient cordonnier chez son père. En 1880, le Théâtre des Célestins ayant brûlé, la Compagnie Française se produit en Italie pendant plus d'un an. La troupe joue pratiquement tous les soirs. De retour dans son pays natal de 1885 à 1899 il est directeur de "L'Echo des Montagnes" à Saint Laurent de Chamousset, puis des fanfares de Roanne et de Feurs. Le 2 mars 1900, il joue Faust au Grand Théâtre, ce sera sa dernière représentation. En 1904 il est nommé Officier d'Académie par le ministre de l'instruction publique et des Beaux Arts. Il décède le 5 avril 1908 à l'âge de 55 ans.

fanfare Le Grand Arquillière, 4ème en partant de la gauche, assis au premier rang.


(source : livre de la commission histoire de la communauté de communes Chamousset en Lyonnais : "les métiers non agricoles dans le canton de Saint Laurent de Chamousset")



Pierre Delage



C'était un artiste, il voyait grand, il voyait beau. Il imaginait ce qu'il fallait faire pour préparer l'avenir. Haute Rivoire lui doit de grandes réalisations, mais aussi les communes environnantes, car il pensait indispensable que les petites communes de nos campagnes se réunissent et travaillent ensemble, mettent en commun leurs idées pour promouvoir la région. Aussi il a créé le groupement de village "Chanteprairie", groupement régi par un programme commun d'accueil.

p_delage_1 Pierre Delage à droite
En 1963, alors que les villages dépérissent, que les jeunes s'installent en ville, Pierre Delage pense qu'il faut réagir et crée, avec des bonnes volontés, l'association appelée "les Amis de Haute Rivoire" qui deviendra plus tard le Syndicat d'Initiative. Il souhaite réunir tous les Taravouériens autour de projets communs. Le village étant partagé en deux clans, les "blancs" et les "rouges", il décide d'utiliser symboliquement ces deux couleurs sur tous les documents édités par le Syndicat d'Initiative, en signe d'ouverture. La commune participa, entre autres, à une opération touristique menée par le Comité Départemental du Tourisme, "Où pique-niquer dimanche ?"

Pierre Delage au centre - Paul Maridet à gauche p_delage_2
Il réussit à relancer la Foire de Printemps de Haute Rivoire en l'animant avec des produits de pays, des artisans, des expositions de voitures et de matériel agricole. Ce fut une réussite. Pierre Delage fit de la publicité et sut créer un sens de l'accueil au village, notamment en formant des hôtesses qui accueillaient le public et renseignaient les visiteurs. Le succès de la foire s'est ensuite confirmé, notamment grâce au concours de plats cuisinés qui était une idée assez inédite. "Accueillir, plaire et charmer" était la devise de Haute Rivoire. Pierre Delage aida à l'organisation de nombreuses activités dans les années 63 à 68 avec la création du Parc aux Biches sur un terrain lui appartenant, le jumelage avec un village allemand, l'organisation d'un concours hippique.

p_delage_3 Pierre Delage deuxième à partir de la gauche
Dans le même temps, il rénovait des maisons du village pour en faire des appartements modernes où pourraient habiter les jeunes ménages. Pour Haute Rivoire, dans l'esprit de Pierre Delage, l'avenir passait par la création d'un plan d'eau. D'après lui, on était à une époque où les loisirs allaient prendre de plus en plus d'importance. Le projet fut étudié dès 1964 et le meilleur endroit fut recherché. C'était sur la Thoranche. Un plan fut dressé et Pierre Delage le présenta au conseil municipal. Après un vote le projet fut adopté mais il ne put malheureusement aboutir. Pierre Delage fut très affecté par cet échec. Il était un pionnier, en effet, dans les années 70, beaucoup de communes ont aménagé un plan d'eau. Il fit alors réaliser une salle sur un terrain qui devait en premier lieu devenir un camping. C'était la première grande salle de toute la région et elle accueille toujours de nombreux bals. Le camping vit le jour peu de temps après. Il organisa également des visites du clocher et il créa, avec l'aide de nombreux bénévoles, dans la salle du bas, un musée de souvenirs sur Haute Rivoire. Ce Musée fut ouvert au public au printemps 1968.

(source : messieurs Fernand Guillarme et Claude Lornage)



Jean Perret



Artiste peintre, né en février 1910 et décédé en Octobre 2003.

La famille de la future femme de Jean Perret vient en villégiature à Haute Rivoire depuis le début du XXème siècle et s'installe dans la maison du Pavé dans les années 30. Jean Perret se marie à Haute Rivoire en 1935. La maison de campagne Taravouérienne devient le refuge familial durant la guerre de 39-45. Madame Buchin, sa belle-mère, figure légendaire du village, y vit jusque dans les années 60.

Jean Perret est un peintre amateur, fabricant d'alliances de profession. Avec son épouse il s'installe définitivement au Pavé en 1980 pour une retraite bien méritée, qu'il consacre bien évidemment à la peinture.

Jean Guignard de son vrai nom, est né en février 1910. Il devient pupille de la nation suite à la mort de son père sur le front de l'est en 1917 et de sa mère en 1919. Il est recueilli et élevé par un monsieur Perret qui l'adopte en 1933. Son nom officiel devient Guignard-Perret, mais pour des raisons affectives, professionnelles et artistiques, il choisit d'être connu sous le nom de Jean Perret. Son don pour le dessin apparait très tôt. En témoigne une lettre ô combien prémonitoire, écrite par son père depuis le fond d'une tranchée en 1916. Jean Perret commence sa production artistique par des dessins et des aquarelles, puis il prend des cours aux Beaux Arts avec Luc Barbier.

Il a ensuite une "période pastels" et commence à participer à des expositions en 1949. Ensuite il ne travaille plus que la peinture à l'huile. Jean Perret réalise de nombreuses expositions personnelles et participe à des salons auxquels il reçoit des distinctions. Mentionnons plus particulièrement le prestigieux prix 'Signatures" qu'il obtient plusieurs fois, notamment pour la toile intitulée "le Jardin du Pavé" exposée à la mairie de Haute Rivoire. Certaines de ces toiles ont été achetées par l'état français, la ville de Paris, la ville de Lyon, la ville de Vénissieux. Durant une quinzaine d'années, il est président du jury de la Société Lyonnaises des Beaux Arts.

Jean Perret est un "peintre des paysages" et un des meilleurs représentants de l'Ecole Lyonnaise de Peinture. Il affectionne tout particulièrement les paysages des Monts du Lyonnais, de Provence et les plages de l'Océan. Citons une critique parue en 1966 dans "Echo et Liberté" : "Jean Perret sait enrichir la tradition d'une vision personnelle. Les plages de Vendée, la vallée de la Saône sont ses paysages de prédilection. Il les peint dans des compositions paisibles et équilibrées, empreintes d'une apparente simplicité. Le charme qui les habite tire sa source d'une palette originale : des couleurs franches et pourtant raffinées. L'art de Jean Perret est à l'image de son sentiment à la nature. Fait de discrétion et de mesure, il suggère tout autant qu'il décrit."

(source : famille Guignard-Perret)
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